Questions fréquentessur la pandémie

1. Où puis-je obtenir plus d’information sur la pandémie du coronavirus?

Les diététistes peuvent consulter le protocole organisationnel de leur employeur pour connaître le déroulement des choses durant une pandémie. Les diététistes, y compris celles qui ont des employés, peuvent aussi se tenir informées grâce aux mises à jour quotidiennes du ministère de la Santé et des Soins de longue durée et de Santé publique Ontario.

Le Document d’orientation à l’intention du secteur de la santé (c.-à-d. milieux de soins actifs, de soins primaires, de soins à domicile et communautaires et de soins de longue durée) fournit d’importantes mises à jour pour les travailleurs et les employés du secteur de la santé. Le Service de renseignements aux professionnels de la santé fournit aussi de l’information sans frais 1-866-212-2272.

Le Décret pris en vertu du paragraphe 7.0.2 (4) de la Loi déposé le 21 mars 2020 en vertu de protection civile et la gestion des situations d'urgence indique ce qui suit:

 ...les fournisseurs de services de santé sont autorisés à faire, et doivent faire, ce qui suit :

i. Cerner les priorités en matière de dotation en personnel et élaborer, modifier et mettre en oeuvre des plans de réaffectation, notamment en faisant ce qui suit :

A. Réaffecter le personnel à différents endroits au sein de leurs installations ou entre leurs installations.

B. Réaffecter le personnel dans les centres d’évaluation de la COVID-19.

C. Modifier l’affectation des tâches, y compris affecter des employés non compris dans une unité de négociation ou des sous-traitants à l’exécution du travail d’une unité de négociation.

D. Modifier l’établissement des horaires de travail ou l’affectation des quarts de travail.

E. Reporter ou annuler les vacances, les absences ou d’autres congés, que ces vacances, absences ou congés soient notamment prévus aux termes d’une loi, d’un règlement, d’un accord, d’une convention ou d’une entente.

F. Employer du personnel supplémentaire à temps partiel ou temporaire ou des sous-traitants, y compris pour effectuer du travail d’une unité de négociation.

G. Recourir à des bénévoles pour effectuer du travail, y compris effectuer du travail d’une unité de négociation.

H. Fournir au besoin une formation ou des cours appropriés au personnel et aux bénévoles afin de réaliser l’objet d’un plan de réaffectation.

Il est entendu que les fournisseurs de services de santé peuvent mettre en oeuvre des plans de réaffectation sans se conformer aux dispositions d’une convention collective, y compris les dispositions concernant les mises à pied, l’ancienneté ou le service, ou la supplantation.

ii. Dresser l’inventaire des compétences et de l’expérience du personnel afin d’établir d’éventuels autres rôles dans les domaines prioritaires.

iii. Exiger et recueillir des renseignements auprès du personnel ou des sous-traitants en ce qui concerne leur disponibilité pour ce qui est de fournir des services pour eux.

iv. Exiger que le personnel ou les sous-traitants fournissent des renseignements, ou recueillir des renseignements auprès d’eux, en ce qui concerne leur exposition probable ou réelle au Virus, ou tout autre aspect de leur état de santé qui pourrait compromettre leur capacité à fournir des services.

v. Annuler ou reporter la prestation de services qui ne sont pas liés aux interventions face au Virus, à la prévention du Virus ou à l’atténuation des effets du Virus.

vi. Suspendre, pour la durée du present décret, tout processus de règlement d’un grief lié à toute question mentionnée dans le présent décret.

2. Mes obligations et responsabilités changeront-elles si je dispense des soins à des clients ayant un diagnostic de COVID-19 (ou qui sont des cas suspects)?

Les obligations et responsabilités des diététistes ne changent pas et elles ont la responsabilité fondamentale d’agir de façon éthique. Les diététistes sont tenues de respecter toutes les normes d’exercice. Les ressources clés à garder en tête sont le Code de déontologie des diététistes de l’Ontario et le document Soins collaboratifs – Lignes directrices d’exercice de la profession pour les diététistes de l’Ontario. Les diététistes doivent utiliser leur jugement professionnel pour prendre les décisions qui sont dans l’intérêt véritable de leurs clients.

3. Comment les diététistes peuvent-elles rester informées au sujet des risques d’infection?

Les diététistes doivent reconnaître la nécessité d’être conscientes des risques et repérer tout type de préjudice possible lorsqu’elles exercent la diététique, y compris les risques d’infection, s’il y a lieu. Les diététistes peuvent tenir compte des risques d’infection :

  • en appliquant les principes d’une bonne hygiène des mains;
  • en portant de l’équipement de protection individuelle, au besoin, pour prévenir et contrôler la transmission ou la propagation de l’infection;
  • en mettant au point des protocoles pertinents et en s’assurant qu’ils sont mis en place et, s’il y a lieu, en collaborant avec les équipes et en travaillant avec leur employeur à la révision des politiques organisationnelles;
  • en utilisant un processus décisionnel fondé sur des données probantes pour exercer de façon éclairée;
  • en comprenant et en suivant les politiques organisationnelles du milieu de travail sur la prévention et le contrôle des infections; et,

4. Puis-je refuser de fournir des services de diététique à un client infecté?

Pour ce qui est de refuser du travail pendant la pandémie, une diététiste peut faire face à deux scénarios possibles.

  1. La diététiste est préoccupée par sa santé et sa sécurité. OU
  2. La diététiste s’inquiète de ne pas avoir les connaissances, la compétence ou le jugement nécessaires pour faire une tâche qui pourrait ne pas correspondre à son champ d’application professionnel ou individuel.

Et, il n’y a pas de réponses simples à ces scénarios.

Les décisions varieront selon le contexte de travail et les circonstances. À titre de professionnelles de la santé réglementées, les diététistes ont l’obligation de fournir les meilleurs soins possible et de trouver des solutions favorisant l’intérêt véritable du client. Il peut être problématique de refuser l’attribution de tâches professionnelles ou de choisir d’interrompre des soins si l’on ne s’y prend pas correctement.
 
Voici des questions indicatives que les diététistes peuvent prendre en considération lorsqu’elles font face aux scénarios indiqués ci-dessus. La liste des questions ne se veut pas exhaustive.
 
Préoccupation au sujet de la santé et de la sécurité
 
  1. Ai-je examiné les politiques organisationnelles, les directives de Santé publique Ontario et du Ministère en matière de prévention et de contrôle des infections?
  2. Est-ce que j’ai consulté mon employeur au sujet de mes préoccupations précises?
  3. Ai-je pris en considération la Loi sur la santé et la sécurité au travail? Cette loi comprend des dispositions qui permettent à une personne de refuser de travailler si l’équipement ou les milieux de travail ne sont pas sécuritaires. Toutefois, la loi explique que la disposition du « refus de travailler » ne s’applique pas quand les circonstances liées au risque sont inhérentes au travail du travailleur ou que le refus de sa part de travailler mettrait directement en danger la vie, la santé ou la sécurité d’une autre personne.

Demandez-vous ce qui suit.
  • Le risque est-il inhérent à mon travail?
  • Y a-t-il un risque inacceptable pour ma santé et ma sécurité?
  • Si je refuse ce travail, est-ce que je vais mettre la vie, la santé ou la sécurité d’une autre personne en danger?
Vous trouverez du soutien additionnel auprès du service des ressources humaines de votre organisme; du Service de renseignements aux professionnels de la santé du Ministère au 1‑866‑212-2272; du ministère du Travail; ou, en consultant un avocat spécialisé en droit du travail.
 
Préoccupation au sujet du manque de compétence (connaissances, compétences, jugement)
 
  1. Ai-je regardé le Cadre de décision sur les rôles et les tâches des Dt.P.? Celui-ci fournit une orientation lorsqu’il s’agit d’accomplir de nouvelles tâches dans le cadre de l’exercice de la profession.
  2. Si je n’ai pas les connaissances, les compétences et le jugement nécessaires pour faire les tâches attribuées, comment puis-je acquérir cette compétence? Est-ce que j’ai travaillé avec mon employeur pour trouver une solution? 
  3. Est-ce que j’ai fait appel à un mentor pour obtenir de l’aide?
  4. Ai-je examiné les politiques et protocoles organisationnels pertinents en matière de priorisation des clients, de dotation et de charge de travail et est-ce que j’ai discuté avec mon employeur pour trouver une solution favorisant des soins sécuritaires, compétents et éthiques?
 
Nous savons que les diététistes sont confrontées à des problèmes en constante évolution pendant cette pandémie. En réalité, chaque diététiste doit prendre des décisions en se fondant sur les principes du Code de déontologie des diététistes de l’Ontario et de l’exercice réflexif et faire preuve d’un bon jugement professionnel en gardant en tête le document Soins collaboratifs – Lignes directrices d’exercice de la profession pour les diététistes de l’Ontario
 

5. Mon employeur peut-il m’ordonner de faire d’autres tâches (p. ex., qui ne correspondent pas au champ d’application de la diététique) durant une pandémie?

Il n’y a pas de réponses simples à ces scénarios.

Pendant l’éclosion d’une maladie infectieuse, les demandes de soins peuvent faire en sorte qu’on demande aux fournisseurs de soins de santé d’effectuer d’autres tâches dans leur organisme. Nous savons que les diététistes peuvent être redéployées pour fournir leur aide dans des tâches qui ne correspondent habituellement pas au champ d’application de la diététique. Les circonstances varieront selon le milieu et la nature de l’exercice professionnel. Les diététistes doivent travailler avec leur employeur et les autres membres de l’équipe pour s’assurer que cela soit fait en toute sécurité, avec compétence et éthique. Le Cadre de décision sur les rôles et les tâches des Dt.P. pourrait aider les diététistes à examiner les demandes et possibilités d’effectuer de nouvelles tâches et d’assumer de nouveaux rôles, y compris pour ce qui est d’exercer de nouvelles responsabilités, au besoin, pendant une pandémie.

Cadre de décision sur les rôles et les tâches des Dt.P. : exemple de la tâche consistant à prendre la température.

a. Est-ce que la nouvelle tâche ou le nouveau rôle correspond au champ d’application de la diététique?

Les vérifications de la température peuvent correspondre au champ d’application de la diététique lorsque la température est prise dans le cadre d’une évaluation nutritionnelle (c.-à-d. évaluation de la quantité de liquide, prise en compte des besoins d’énergie, évaluation des facteurs de stress).
Toutefois, si la Dt.P. fait des vérifications de température dans des circonstances qui ne sont pas liées au plan de soins nutritionnels (p. ex., aux fins de dépistage systématique), l’organisme devrait déterminer si cela est considéré comme étant un examen diagnostique ou un traitement. Les circonstances peuvent différer selon l’utilisation que l’on fait de la vérification de température et selon le milieu d’exercice.

b. Existe-t-il des obstacles juridiques ou organisationnels à l’accomplissement de cette nouvelle tâche ou de ce nouveau rôle (comme effectuer un acte autorisé)? Par exemple, un mécanisme d’autorité serait-il requis pour qu’une Dt.P. effectue la tâche?  

La vérification de la température n’est pas un acte autorisé. Si l’organisme établit que la vérification de température est un dépistage et non un examen diagnostique ou un traitement, des mécanismes d’autorité ne seraient pas nécessaires pour permettre aux diététistes de faire des vérifications de la température. Les diététistes doivent travailler avec leur employeur et les autres membres de l’équipe pour veiller à ce que la tâche soit effectuée de façon sécuritaire, compétente et éthique.
Si la vérification de la température est considérée comme étant un examen diagnostique ou un traitement, les diététistes peuvent être déléguées à l’exécution de la tâche, au besoin, conformément aux lois applicables (c.-à-d. dans un hôpital public).

c. Est-ce que je possède la compétence requise pour accomplir la nouvelle tâche ou assumer le nouveau rôle?

Dans la négative, comment puis-je obtenir ce qu’il faut pour avoir la compétence? Les diététistes devraient avoir les habiletés et la compétence requises pour effectuer les vérifications de température. Elles pourraient facilement être formées par un collègue sur la façon d’utiliser le thermomètre et d’en faire la lecture.
Il serait aussi important que les diététistes soient formées sur les étapes du dépistage et qu’elles connaissent le protocole à suivre selon les résultats de lecture de la température obtenus.

Les diététistes doivent aussi éviter d’enfreindre l’acte autorisé de la communication d’un diagnostic. Les diététistes peuvent indiquer que la température est élevée, mais elles ne sont pas autorisées à étiqueter cet état comme étant un diagnostic médical précis.

d. Quelles sont les possibilités des soins interprofessionnels? Compte tenu des circonstances, qui sont les personnes les mieux placées pour effectuer la tâche (p. ex., une Dt.P., un autre fournisseur de soins de santé, un autre membre de l’équipe ou les deux)?

Il peut être utile dans certaines circonstances que les diététistes effectuent des vérifications de température. Avec l’évolution de la pandémie, cela pourrait réduire la pression et la demande exercées sur le système de soins de santé. On demande aux diététistes d’utiliser leur jugement professionnel et de continuer de demander des directives à leur employeur.

6. Quelles sont mes responsabilités à titre de diététiste gestionnaire pendant une pandémie?

Les employeurs sont responsables de mettre en place un milieu de travail sécuritaire qui favorise la sécurité et l’efficacité des soins aux clients. Cela comprend la couverture en personnel, les mesures de prévention et de contrôle des infections et l’équipement de protection individuelle, au besoin, y compris la formation adéquate et les ajustements requis. Consultez de l’information fondée sur des données probantes à jour et partagez-la avec votre personnel. Fournissez, au besoin, des politiques claires aux employés.
 
Intervenez quand les soins des clients peuvent être compromis. Cela veut dire établir des stratégies pour se préparer aux différentes situations qui empêchent les clients de recevoir les services diététiques requis, réduire ces situations et les régler. Pour assurer un environnement sécuritaire, posez-vous les questions suivantes.

  1. Avez-vous utilisé des stratégies pour établir les priorités relativement aux besoins de soins des clients?
  2. Avez-vous examiné les préoccupations existantes avec le personnel et communiqué le plan de votre organisme pour répondre à ces préoccupations?
  3. Avez-vous inclus le personnel de première ligne à la mise au point et en œuvre des stratégies?
  4. Y a-t-il un système rapidement utilisable pour le personnel de remplacement?
  5. Y a-t-il des stratégies en place pour faciliter la réorganisation de la charge de travail, au besoin?
  6. Les diététistes peuvent-elles suivre des politiques claires et des voies de communication précises quand il manque de personnel?
  7.  Le personnel a-t-il la compétence nécessaire (connaissances, compétences et jugement) pour effectuer la tâche? Dans la négative, quelle formation additionnelle est requise?
  8.  Ai-je fourni à mon personnel la formation ou le perfectionnement pertinent en fonction des meilleures pratiques et des données probantes?
     

7. Quelles sont les responsabilités des diététistes qui exercent en privé?

À compter de maintenant, le médecin hygiéniste en chef a modifié la Directive no 2, ce qui permet aux diététistes de redémarrer graduellement « tous les services non essentiels et non urgents ». Cela fait référence aux soins virtuels et aux consultations en personne.

Pour une diététiste, que signifie le redémarrage des services non essentiels et non urgents, en personne et virtuellement?

Cette directive ne signifie pas que les diététistes peuvent reprendre les services non essentiels en personne comme elles le faisaient avant la pandémie. Le redémarrage des soins non essentiels, tant virtuels qu’en personne, doit se faire graduellement en mettant en place des conditions rigoureuses pour réduire la propagation de la maladie. Vous devez adapter votre exercice en fonction de la Directive no 2 et des exigences opérationnelles liées à la COVID-19 pour le redémarrage du secteur de la santé du Ministère, qui précisent ce qui suit (traduction libre, texte en anglais).

  • Dans la mesure du possible, les visites des clients doivent être effectuées de manière virtuelle. Les diététistes sont invitées à utiliser leur jugement professionnel pour déterminer quels clients peuvent être traités virtuellement et, si ce n'est pas possible, quels clients pourraient être vus en personne.

  • Vous devez mettre en place des protocoles stricts, selon les besoins, concernant l'évaluation de la faisabilité et des risques, la prévention et le contrôle des infections, le contrôle des dangers, le dépistage, l'équipement de protection individuelle et l’horaire des rendez-vous des clients pour assurer l'éloignement physique et la sécurité des soins.

  • Les décisions concernant les consultations avec les clients doivent respecter les principes établis dans la Directive no 2 : proportionnalité; réduction au minimum des préjudices aux patients; équité; et, réciprocité.

Que doivent savoir les diététistes?

En redémarrant graduellement les soins non essentiels virtuels et en personne, vous devez respecter les mesures précisées dans les documents ci-dessous. Veuillez donc les lire attentivement. Veuillez noter que l’orientation fournie peut changer avec le temps. Surveillez donc le site Web de l’Ordre fréquemment pour obtenir de l’information mise à jour.

Si vous fournissez des soins virtuels pour des services essentiels, envisagez de travailler par téléphone ou au moyen d’autres technologies.
  • Si vous devez fournir des services essentiels en personne, assurez-vous de respecter les mesures de lutte contre l’infection prescrites par Santé publique Ontario.

  •  Confirmez que vous êtes protégée par votre assurance responsabilité professionnelle pour l’exercice virtuel. Assurez-vous de faire preuve de transparence dans la facturation et d’indiquer sur la facture que les services ont été fournis à distance.

  • ​Si vous fournissez des soins à un client à l’extérieur de l’Ontario, communiquez avec l’organisme de réglementation régissant le territoire de compétence où se trouve le client pour confirmer les exigences pendant cette période. Bien que les circonstances puissent changer pendant une pandémie, nous ne pouvons pas parler pour les autres territoires de compétence.

Pour plus d’information et d’orientation, lisez les articles Consultation par téléphone et Internet, Les médias sociaux et l’exercice de la diététique et Les communications professionnelles en ligne et dans les médias sociaux., ainsi que les questions 8 à 10, 18 et 19.

N’hésitez pas à communiquer avec les conseillers sur l’exercice pour obtenir de l’aide additionnelle.

8. Lorsque je travaille à distance, comment puis-je obtenir le consentement par téléphone ou Internet?

Les obligations professionnelles de la diététiste sont les mêmes qu’elle offre ses services en personne ou de façon virtuelle. Cela comprend les obligations liées au consentement et d’autres obligations (c.-à-d. documentation, accès aux dossiers, respect de la vie privée, confidentialité, sécurité et conservation des dossiers. Consultez l’article Consultation par téléphone et Internet).
 
Voici quelques points à prendre en considération pour l’obtention du consentement dans l’exercice virtuel de la profession (téléphone ou Web).

11. En quoi consistent les soins à domicile virtuels durant la pandémie de COVID-19?

Le Ministère a récemment modifié le Règl. de l’Ont. 386/99 en vertu de la Loi de 1994 sur les services de soins à domicile et les services communautaires pour préciser que les services professionnels, dont les services de diététique, peuvent être fournis virtuellement.

Ces recommandations s’appliquent à tous les services professionnels, dont les soins infirmiers, la physiothérapie, l’ergothérapie, la diététique et le travail social.

Le Ministère a donné l’ordre aux Réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) d’augmenter le recours aux modèles de soins virtuels existants ayant fait leurs preuves et de prendre en considération d’autres modèles, au besoin.

Les services professionnels définis en vertu de la Loi de 1994 sur les services de soins à domicile et les services communautaires sont admissibles, selon le Ministère, au déploiement immédiat de soins fournis virtuellement.

Pour obtenir des conseils sur l’expansion des services de santé fournis virtuellement pendant la pandémie de COVID-19, consultez la directive n2 du ministère de la Santé (en anglais seulement, COVID-19 Directive #2) publiée le 19 mars 2020.
 
Que comprennent les soins virtuels
La prestation de soins virtuels comprend une communication efficace de l’état de santé d’un patient ou de l’intervention ou du traitement requis pour répondre à ses besoins de soins au moyen :

  • d’appels téléphoniques
  • de vidéoconférences
  • de messagerie protégée
  • de surveillance à distance
La prestation virtuelle admissible comprend ce qui suit.
  • Vérification du bien-être et de la santé, y compris la surveillance des problèmes de santé et des symptômes
  • Consultation ou intervention clinique à distance liée aux objectifs du plan de soins du client
  • Soutien pour l’évaluation et la réévaluation du plan de traitement
  • Vidéoconférences pour les évaluations visuelles
  • Éducation et formation des aidants pour appuyer les soins au patient et favoriser les efforts d’auto-isolement
  • Éducation et formation des patients en matière de soins
  • Démarches pour compléter les soins pratiques essentiels
  • Remplacement des soins en personne quand une visite physique n’est pas possible ou nécessaire
  • Tous autres services correspondant aux objectifs de cette orientation et approuvés par le RLISS ou l’organisme autorisé
La prestation virtuelle de services ne comprend pas les pratiques habituellement effectuées virtuellement dans le cadre des soins à domicile réguliers, comme la prise de rendez-vous et la gestion de cas ou les appels de gestion des problèmes avec les patients et aidants.

Technologie, confidentialité et consentement
Au moment de la mise en œuvre de la prestation virtuelle des soins à domicile et communautaires, les diététistes doivent tenir compte de l’utilisation de la technologie, de la confidentialité et du consentement.
  • Technologie –  Les diététistes doivent travailler avec leur employeur, puisque celui‑ci pourrait être en mesure de mettre à profit les technologies de soins virtuels existantes – dont les outils sécurisés de vidéoconférences fournis par l’entremise du réseau de télémédecine de l’Ontario (Ontario Telemedicine Network - OTN) – pour appuyer les soins virtuels. Les patients et les aidants travailleront avec leurs fournisseurs de soins pour déterminer s’il est possible d’utiliser les appareils appartenant au patient pour appuyer les soins virtuels. Les RLISS, les organismes approuvés et les partenaires des fournisseurs de soins peuvent consulter le Manuel d’instructions concernant les solutions numériques pour la santé pour obtenir des conseils sur l’utilisation des technologies pour la prestation virtuelle des soins. D’autres conseils sur les normes technologiques pour les solutions de visites virtuelles seront présentés dans le site Web d’OTN.
  • Confidentialité et consentement – Comme c’est le cas pour tous les services de soins à domicile et communautaires, la prestation virtuelle doit continuer de satisfaire aux exigences en matière de consentement et de confidentialité précisées dans la Loi de 2004 sur la protection des renseignements personnels sur la santé et la Loi de 1996 sur le consentement aux soins de santé. Les fournisseurs qui travaillent de la maison ou dans d’autres lieux non standard doivent s’assurer que la communication virtuelle se fait dans un cadre privé (sauf dans des situations d’urgence).
De plus, pour obtenir des conseils, les diététistes peuvent consulter l’article Consultation par téléphone et Internet ou les conseillers sur l’exercice de l’Ordre.

12. Je veux donner de mon temps pour aider pendant la pandémie. Comment puis-je m’impliquer? Est-ce que je dois communiquer avec quelqu’un?


Le ministère de la Santé a lancé un site Web où les membres actuels et les anciens membres des professions de la santé réglementées peuvent indiquer leur intérêt à participer à la prévention et au contrôle de la propagation de la COVID-19. Il cherche particulièrement des fournisseurs de soins de santé qui ont la capacité de s’impliquer ou d’anciens fournisseurs de soins de santé (p. ex. retraités ou actuellement inactifs) qui veulent prêter main forte. Le but est de comprendre la capacité régionale et de coordonner le déploiement de ressources humaines du domaine de la santé dans l’ensemble du système. L’Ordre appuie pleinement cet effort et travaille avec le Ministère pour aider à l’inscription des personnes quand cela est logique de le faire.

Pour les établissements de santé qui demandent de l’aide – Si vous êtes le représentant d’un établissement de soins de santé qui souhaite obtenir de l’aide liée à la diététique, veuillez consulter le site Web pour obtenir de l’aide pour le jumelage.

13. Qu’en est-il de la consignation au dossier pendant la pandémie? Quelles sont les attentes?

Les diététistes doivent mettre en œuvre la méthode de documentation pratique qui convient à leur milieu d’exercice tout en respectant les Normes d'exercice de la profession, Tenue des dossiers (c.-à-d. exigences minimales auxquelles les diététistes doivent se conformer dans l’exercice). De plus, vous trouverez des suggestions en matière de meilleures pratiques dans les Lignes directrices sur la tenue des dossiers.
 
Pendant le redéploiement
  • Les diététistes doivent suivre les politiques de l’organisme en matière de documentation (p. ex., si vous faites le dépistage, le suivi au moyen de cases à cocher peut être suffisant).
  • À titre indicatif, si le fournisseur de soins de santé initial (p. ex., une infirmière, un orthophoniste) était tenu de documenter l'intervention, alors documentez de la même manière.
  • En cas d’incertitude – demandez à votre organisme.
Il est important de faire une bonne tenue des dossiers, non seulement pour respecter les normes, mais également parce que les dossiers pourraient être utilisés plus tard pour la recherche et le compte rendu sur la pandémie.

En résumé, les obligations et responsabilités des diététistes ne changent pas et elles ont la responsabilité fondamentale d'agir de manière éthique. Les diététistes sont tenues de respecter toutes les normes d’exercice. De plus, elles doivent utiliser leur jugement professionnel pour prendre des décisions qui sont dans l’intérêt véritable des clients.

14. Que conseille l’Ordre pour ce qui est de l’équipement de protection individuelle (EPI)?


L’Ordre ne publie pas d’orientation en ce qui concerne les types d'équipements de protection individuelle (EPI) à utiliser et quand les utiliser. Veuillez consulter les recommandations de Santé publique Ontario concernant l’utilisation d’EPI. Il s’agit d’un rapport technique sur les recommandations en prévention et contrôle des infections (PCI) concernant l’utilisation d’équipements de protection individuelle pour la prise en charge des personnes dont l’infection à la COVID-19 est suspectée ou confirmée. Des directives du médecin hygiéniste en chef sont également fournies. Veuillez continuer de surveiller régulièrement ces ressources, puisque les recommandations peuvent changer.

Nous savons que le milieu actuel est stressant pour beaucoup d’entre vous et nous vous remercions des efforts que vous déployez pour favoriser la sécurité des soins aux patients. Si vous avez des préoccupations, discutez avec la plus vaste équipe de soins de santé des stratégies à adopter pour encourager la bonne utilisation de l’EPI. Travaillez avec votre employeur pour évaluer le patient, la situation et l’environnement et pour favoriser la bonne utilisation de l’EPI. Il est possible que les différentes situations des patients n’exigent pas les mêmes précautions.

Si les questions liées à l’EPI continuent de vous inquiéter, consultez la Mise à jour sur les préparatifs liés à la COVID-19 : Fournitures et équipement du ministère de la Santé et la directive du médecin hygiéniste en chef de l’Ontario pour les hôpitaux et les soins de longue durée.

Nous savons que les diététistes sont confrontées à des questions qui évoluent en fonction de la nature de cette pandémie. La réalité est qu'il y aura des décisions critiques qui nécessiteront un bon jugement professionnel et une collaboration ponctuelle.

15. Je suis diététiste et je travaille en santé publique. On m’a demandé d’aider à fournir les résultats du test de dépistage de la COVID-19. Ai-je besoin d’une directive médicale?


Nous sommes conscients que, dans tous les milieux de travail, les diététistes peuvent être réaffectées à des tâches qui ne correspondent habituellement pas au champ d’application de la diététique. Appeler des patients pour fournir les résultats du test de dépistage de la COVID-19 et fournir des conseils en sont des exemples.
Il peut être utile d’utiliser le Cadre de décision sur les rôles et les tâches des Dt.P. pour examiner les nouvelles tâches assignées aux diététistes.

1. La nouvelle tâche ou fonction correspond-elle au champ d’application de la diététique et à la définition de l’exercice de la diététique? Non, cela ne correspondrait pas au champ d’application de la diététique. Toutefois, dans certaines circonstances, il peut être utile de réaffecter les diététistes pour qu’elles aident à des tâches qui ne correspondent habituellement pas au champ d’application de la diététique. Cela peut réduire la pression et la demande exercées sur le système de soins de santé. On demande aux diététistes d’utiliser leur jugement professionnel et de continuer de demander des directives à leur employeur.  

2  Existe-t-il des obstacles juridiques empêchant une diététiste d'effectuer la tâche (p. ex., effectuer un acte autorisé)? Par exemple, un mécanisme d’autorité serait-il requis pour qu’une diététiste effectue la tâche? Les diététistes doivent tenir compte de l’acte autorisé qui consiste à communiquer un diagnostic. Si votre organisme détermine que la communication des résultats du test est un acte autorisé de communication d’un diagnostic, des mécanismes d’autorité (ordonnance individuelle ou directive médicale) seraient alors requis pour permettre à la diététiste d’effectuer cette tâche. Les diététistes doivent travailler avec leur employeur et les autres membres de l’équipe pour s’assurer que les choses sont faites avec compétence, de façon sécuritaire et éthique.  

3. Les diététistes devront-elles acquérir des habiletés et compétences additionnelles pour effectuer une nouvelle tâche? Votre organisme devrait s’assurer que les diététistes reçoivent la formation pertinente pour effectuer des tâches atypiques. Cela comprend le fait de fournir les ressources nécessaires pour s’assurer que les diététistes obtiennent ce dont elles ont besoin pour devenir compétentes dans l’exécution de la tâche (connaissances, compétences et jugement nécessaires).

4. Quelles sont les possibilités des soins interprofessionnels? Compte tenu des circonstances, qui sont les personnes les mieux placées pour effectuer la tâche (p. ex., une Dt.P., un autre fournisseur de soins de santé, un autre membre de l’équipe ou les deux)? Les diététistes doivent travailler avec leur employeur et les autres membres de l’équipe pour s’assurer que les choses sont faites avec compétence, de façon sécuritaire et éthique. Les circonstances individuelles varieront en fonction du milieu et de la nature de l’exercice professionnel.

Les employeurs sont responsables de mettre en place un milieu de travail sécuritaire qui favorise la sécurité et l’efficacité des soins aux clients. Cela comprend la couverture en personnel, les mesures de prévention et de contrôle des infections et l’équipement de protection individuelle, au besoin, y compris la formation adéquate et les ajustements requis. Il doit aussi fournir, s’il y a lieu, des politiques claires aux employés.
 
De plus, les diététistes doivent avoir une assurance responsabilité professionnelle lorsqu’elles exercent la diététique. Celle-ci doit correspondre aux exigences de l’Ordre (couverture d’assurance responsabilité de l’employeur ou police individuelle). Voir la Question 16 pour plus de détails.

16. Qu'en est-il de l'assurance lorsque je suis redéployée?


Les diététistes doivent avoir une assurance responsabilité professionnelle lorsqu’elles exercent la diététique. Celle-ci doit correspondre aux exigences de l’Ordre (couverture d’assurance responsabilité de l’employeur ou police individuelle).

Les diététistes doivent s’informer de la couverture de leur assurance si elles sont redéployées. Si la tâche liée au redéploiement n’est pas dans le champ d’application de la diététique, la diététiste (ou l’employeur) doit demander si la protection couvre la tâche qui ne correspond pas au champ d’application de la diététique. De plus, si la tâche correspond au champ d’application de la diététique, mais pas à l’exercice habituel de la diététiste, il sera utile d’en informer l’assureur et de confirmer qu’il existe une couverture dans le nouveau domaine d’exercice du redéploiement.

Les diététistes doivent aussi demander si l’employeur assure la couverture en cas de blessure en milieu de travail non causée par une tierce partie (c.-à-d. une diététiste se fait mal au dos en procédant au transfert d’un client). Vous devez vérifier si l’assurance de la Commission de la sécurité professionnelle et l'assurance contre les accidents du travail (WSIB) vous couvriraient en de telles circonstances. Vous (ou votre employeur) pouvez examiner cette possibilité en consultant le site Web de la WSIBou en appelant la WSIB au 1-800-569-7919  ou au 416‑344‑4526.

Si vous êtes une employée contractuelle, vous devez également vérifier la protection, car le régime d’assurance de la WSIB de l’établissement pourrait ne pas vous couvrir. Certains employeurs exigent que les diététistes contractuelles aient une couverture personnelle indépendante en cas de blessure ou d’invalidité. Il est aussi possible de souscrire une assurance personnelle en cas de blessure ou d’invalidité auprès d’une compagnie d’assurance privée. Les diététistes peuvent vérifier les prix auprès de nombreuses compagnies d’assurance pour déterminer l’option la plus économique. La compagnie d’assurance (ProLink) qui offre l’assurance responsabilité professionnelle par l’entremise des Diététistes du Canada propose une telle assurance.

17. On me demande d’effectuer des tâches à l’unité de soins intensifs et j’ai toujours travaillé dans des milieux de soins aux patients externes. Que devrais-je faire?

Nous sommes conscients que les diététistes peuvent être réaffectées pour aider à des tâches qui ne correspondent habituellement pas au champ d’application de la diététique. Il est aussi possible qu’elles soient redéployées dans d’autres rôles de la profession de diététiste (p. ex. travailler à l’unité de soins intensifs quand vous avez toujours travaillé avec des patients externes). Veuillez regarder les questions 4, 5, 13 et 16 et tenez compte de l’information suivante.
  • Dans l’exercice de la profession, les diététistes doivent toujours exercer dans leur champ d’application personnel pour fournir avec compétence des services de diététique sécuritaires dans le respect de l’éthique.
  • Le fait de traiter ou de tenter de traiter une affection qui dépasse la compétence d'une diététiste constitue une faute professionnelle (Règlement sur la faute professionnelle).
  • À titre de diététiste, vous avez l’obligation professionnelle de vous assurer d’avoir les connaissances, les compétences et le jugement nécessaires pour assumer un rôle ou effectuer une tâche dans votre champ d’application de la diététique.
 Pour mieux servir leurs clients, les diététistes doivent reconnaître les limites de leur compétence et prendre les mesures nécessaires pour améliorer leurs connaissances et leurs compétences dans un aspect précis de l’exercice.
 
Les diététistes doivent travailler avec leur employeur et les autres membres de l’équipe pour s’assurer que cela soit fait de façon sécuritaire, éthique et compétente :
  • en faisant preuve de transparence, d’ouverture et d’honnêteté;
  • en vérifiant les politiques organisationnelles;
  • en consultant les collègues et les membres de l’équipe interprofessionnelle, s’il y a lieu;
  • en envisageant une approche collaborative et interprofessionnelle de prestation des services; et,
  • en acquérant de nouvelles connaissances.
La formation professionnelle et l’apprentissage continus sont essentiels pour pouvoir assurer une prise de décisions fondées sur des données probantes et fournir de l’information et des conseils à jour. Demandez d’avoir la formation, les compétences et les connaissances pertinentes.
 
Vous pouvez aussi demander d’être encadrée par un autre professionnel de la santé de l’équipe qui a plus d’expérience. Ce coaching peut être donné par une autre diététiste ou par tout autre professionnel de la santé qui a les compétences et les connaissances requises.
 
Le Cadre de décision sur les rôles et les tâches des Dt.P. et le document Soins collaboratifs – Lignes directrices d’exercice de la profession pour les diététistes de l’Ontario peuvent aussi être utiles pour aider les diététistes à examiner les demandes et les possibilités d’assumer de nouvelles tâches et de nouveaux rôles, y compris de nouvelles responsabilités, au besoin, pendant la pandémie.

Les diététistes qui exercent des rôles qu’elles n’assument pas habituellement, comme la couverture à l’unité de soins intensifs, peuvent être utiles dans certaines circonstances. Cela pourrait réduire la pression et la demande exercées sur le système de soins de santé au fur et à mesure que la pandémie évolue. On demande aux diététistes d’utiliser leur jugement professionnel et de continuer à demander, au besoin, des directives et du soutien à leur employeur.

18. Je fournis des soins essentiels virtuellement. Quelles plateformes puis-je utiliser?


Nous ne fournissons pas de conseils sur les types de plateformes à utiliser et nous ne pouvons pas dire ce qui est considéré comme étant sécurisé, crypté, etc. Nous reconnaissons la nécessité de faire preuve de souplesse en situation d'urgence de santé publique. Toutefois, la diététiste doit prendre des mesures raisonnables pour s’assurer que les renseignements personnels sur la santé qu’elle détient ou contrôle sont protégés contre le vol, la perte, l’utilisation ou la divulgation non autorisée. Utiliser des technologies sécurisées et cryptées est une façon de le faire. Si vous êtes une employée, demandez d’abord à votre employeur.

Si vous exercez en privé, il pourrait être utile de rechercher des fournisseurs de services canadiens et de vérifier la conformité des ententes concernant la prestation de services (p. ex., l’application est-elle cryptée, les lois sont-elles respectées, etc.)? La page sur la pandémie de la COVID-19 du site des Diététistes du Canada peut aussi être utile. Le lien assurance ProLink y est affiché. Nous encourageons les diététistes à vérifier auprès de leur assureur. Un avocat peut également vous aider à déterminer si une plateforme respecte les exigences prévues par la loi.

Vous pourriez aussi communiquer avec le Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée de l’Ontario et avec le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada pour obtenir plus d’information. Pour décider d’utiliser une application ou une plateforme, vous pouvez effectuer une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée (EFVP) liés à la collecte, à l’utilisation et à la divulgation des renseignements personnels sur la santé. L’EFVP est un outil organisationnel de gestion des risques et un mécanisme utilisé pour cerner les effets d’un processus précis ou d’une autre activité sur la vie privée d’une personne.

NOTE – Le Centre provincial des opérations d’urgence du ministère de la Santé a publié un Avis de cybersécurité - Zoom pour informer tous les professionnels de la santé des problèmes de sécurité et des vulnérabilités qui sont activement exploités dans le logiciel de vidéoconférence Zoom.

19. J’offre temporairement des soins virtuels durant la pandémie de COVID 19. Que dois-je faire?

La présente question s’adresse à toutes les diététistes qui fournissent temporairement des soins virtuels. 

La prestation de soins virtuels comprend une communication efficace de l’état de santé d’un patient ou de l’intervention ou du traitement requis pour répondre à ses besoins de soins au moyen :

  • d’appels téléphoniques
  • de vidéoconférences
  • de messagerie protégée
  • de surveillance à distance
La prestation virtuelle admissible comprend ce qui suit.
  • Vérification du bien-être et de la santé, y compris la surveillance des problèmes de santé et des symptômes
  • Consultation ou intervention clinique à distance liée aux objectifs du plan de soins du client
  • Soutien pour l’évaluation et la réévaluation du plan de traitement
  • Vidéoconférences pour les évaluations visuelles
  • Éducation et formation des aidants pour appuyer les soins au patient et favoriser les efforts d’auto-isolement
  • Éducation et formation des patients en matière de soins
  • Démarches pour compléter les soins pratiques essentiels
  • Remplacement des soins en personne quand une visite physique n’est pas possible ou nécessaire
  • Tous autres services correspondant aux objectifs de cette orientation et approuvés par le RLISS ou l’organisme autorisé

Comme il s’agit d’un vaste domaine, nous vous encourageons à tenir compte de quelques principes lorsque vous fournissez des soins virtuels pendant cette période. N’hésitez pas à communiquer avec les conseillers sur l’exercice pour discuter de vos questions.

 
Demandez-vous ce qui suit…
  • En ce moment, des soins virtuels sont-ils requis pour ce client? Le client souhaite-t-il recevoir des soins virtuels en ce moment? Ai-je obtenu le consentement éclairé? (Voir la question 8)
  • Où se trouve votre client? Si le client est à l’extérieur de l’Ontario, avez-vous communiqué avec l’organisme de réglementation de l’endroit où habite le client? Nous ne pouvons pas parler pour les autres territoires de compétence et nous vous recommandons de demander conseil si vous fournissez des soins à l’extérieur de l’Ontario. Si vous choisissez de fournir des soins dans un autre territoire de compétence, vous devez respecter les obligations établies par l’organisme de réglementation, le cas échéant, de même que toutes les lois et tous les règlements en vigueur dans le territoire de compétence concerné. Les diététistes doivent être transparentes avec les clients et leur dire de quel ordre elles sont membres.
  • Si vous offrez des soins virtuels, assurez-vous que votre assurance responsabilité couvre l’exercice virtuel. Si vous fournissez des soins virtuels à l’extérieur de l’Ontario ou du Canada, assurez-vous de la couverture de votre assurance responsabilité et tenez compte de l’échange de devises.
  • Pour protéger la confidentialité, assurez-vous que vous et le client êtes dans des endroits privés lorsque vous fournissez des soins.
  • Faites preuve de transparence dans la facturation. La facture doit indiquer que des soins virtuels ont été fournis.

20. Pourquoi envisager des soins virtuels pendant la COVID-19?

Le retour aux soins non essentiels, tant pour les soins virtuels que pour les soins en personne, est censé être progressif et assorti de conditions strictes pour atténuer la propagation de la maladie. Les diététistes et les autres professionnels de la santé réglementés doivent adapter leur exercice en fonction de la Directive n2 et des Exigences opérationnelles liées à la COVID-19 : reprise du secteur de la santé du Ministère, qui précisent ce qui suit.

Lorsque cela est faisable, les consultations avec les clients doivent se faire virtuellement. Les diététistes sont invitées à utiliser leur jugement professionnel pour déterminer quels clients peuvent être traités virtuellement et, si ce n'est pas possible, quels clients pourraient être vus en personne.
 
Vous pouvez vous poser les questions suivantes.

  • Dois-je fournir des soins virtuels à ce client ou à ces groupes de clients?
  • Quel est le bon type de contact au bon moment?
  • Ce client tirerait-il profit d'une séance virtuelle ou la visite devrait-elle plutôt se faire en personne? Ou, les services de diététique peuvent-ils être hybrides (partiellement virtuels et partiellement en personne) pour tout soin diététique qui, selon vous et votre jugement, ne peut pas être effectué virtuellement pour une quelconque raison, compte tenu de la technologie dont vous disposez, de votre milieu d'exercice, du risque pour le client, etc. (p. ex., examen physique).
Si vous fournissez des soins virtuels
  • Envisagez de travailler par téléphone ou au moyen d'autres technologies. Tenez compte de la facilité d'utilisation de la technologie pour vous et pour le client. Quel est le niveau d'aise du client, son intérêt ou son souhait en ce qui a trait aux soins virtuels? De quelle technologie dispose le client et quels sont ses antécédents d’utilisation? Quels autres facteurs propres au client doivent être pris en considération (p. ex. capacités auditives et visuelles, compréhension, cognition, littératie, etc.). De plus, comment pouvez-vous assurer la confidentialité et la sécurité des renseignements du client ? Quels sont les avantages, les risques et les limites des soins virtuels? Vous devez avoir les compétences techniques nécessaires pour utiliser efficacement la technologie pour fournir des soins virtuels (p. ex., connaissances et compétences). L'on s'attend aussi à ce que les diététistes utilisent leur jugement professionnel pour déterminer la pertinence des soins virtuels pour chaque client à toutes les étapes des soins nutritionnels.
  • Confirmez que votre assurance responsabilité professionnelle vous couvre pour l'exercice virtuel.
  • Assurez-vous que votre facturation est transparente et que votre facture indique que vous avez fourni le service à distance.
  • Si vous fournissez des soins à un client à l'extérieur de l'Ontario, contactez l'organisme de réglementation du territoire de compétence où se trouve le client pour confirmer les exigences pendant cette période. Bien que les circonstances puissent changer pendant une pandémie, nous ne pouvons pas parler pour les autres territoires de compétence.
  • Si vous fournissez des soins en personne, vous devez, au besoin, mettre en place des protocoles stricts concernant l'évaluation des risques, y compris une évaluation des risques organisationnels et une évaluation des risques au point de service conformément aux Exigences opérationnelles liées à la COVID-19 : reprise du secteur de la santé du ministère de la Santé. Vous devez aussi tenir compte de la hiérarchie des contrôles du danger, de la prévention et du contrôle des infections, du dépistage, de l'équipement de protection individuelle et de l'horaire des consultations avec les clients pour assurer l'éloignement physique et la sécurité des soins.
  • Les décisions relatives aux consultations avec les clients doivent être conformes aux principes énoncés dans la Directive no 2 : proportionnalité, réduction au minimum des préjudices aux patients, équité et réciprocité.
Information supplémentaire Pour obtenir de l’aide supplémentaire, veuillez consulter les conseillères en matière d’exercice.
practiceadvisor@collegeofdietitians.org
416-598-1725 ou 1-800-668-4990, poste 397